Archéologie de la vallée de la Seille

 

 

« Le Briquetage de la Seille, 100000 ans d’occupation humaine »

 

 

 

 

 

Le projet de recherche

 

 

 

Le programme de recherches

 

 

Recherches de terrain

 

 

 

Le projet « Briquetage de la Seille » (2001-2005)

 

Le programme de recherche international du “ Briquetage de la Seille ” est coordonné par le département des âges du Fer du Musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Lancé en 2001, ce projet porte sur un complexe de sites d’extraction du sel datant du début du premier Millénaire avant notre ère et situés dans la vallée supérieure de la Seille (Moselle), entre les villages de Salonnes, à l’ouest, et de Marsal et Mulcey, à l’est. L’intérêt de cet ensemble archéologique, qui s’étend sur plus d’une dizaine de kilomètres de longueur, tient non seulement à l’ancienneté de l’exploitation du sel dans cette micro-région qu’à son caractère véritablement “ proto-industriel ” : la masse des rejets de débris de fourneaux et de moules à sel en terre cuite, qui forment par endroits des accumulations de plus de 10 m de hauteur, peut en effet être estimée actuellement à un volume total de près de 4 millions de mètres cubes.

 

La première phase du projet “ Briquetage de la Seille ”, réalisée entre 2001 et 2005, visait d’abord à définir l’extension spatiale et l’organisation interne des sites de production du sel à l’époque protohistorique dans la vallée supérieure de la Seille, dont témoignent les accumulations de briquetage connues depuis le XVIIIème siècle. Au delà, l’objectif de ce programme des recherches de terrain était d’apporter des éléments d’informations permettant d’étudier l’impact à long terme de l’exploitation intensive du sel, à la fois sur l’environnement naturel et sur les sociétés humaines du premier millénaire avant notre ère. Le projet visait en particulier à observer si l’activité d’extraction du sel, poussée à un stade quasi industriel plus de cinq siècles avant la conquête romaine, n’avait pas contribué d’une part à déstabiliser un milieu déjà appauvri et affaibli par une exploitation intensive du sol pour l’approvisionnement en combustible des salines et si, d’autre part, celle-ci n’avait pas participé à déstructurer le fonctionnement des communautés locales, à l’économie traditionnellement agricole, par le développement d’une activité de production de ressources à haut rendement.

 

Les recherches de terrain ont consisté principalement en des prospections géophysiques extensives des secteurs d’ateliers de briquetage, qui ont porté sur une surface totale de près de 80 hectares. Ces reconnaissances ont été associées à la réalisation de sondages de validation des anomalies géophysiques détectés, qui ont permis d’en préciser la nature et, le cas échéant, la chronologie. Ces interventions ponctuelles ont donné lieu à une série de déterminations et d’analyses de laboratoire, qui ont concerné en particulier les datations archéomagnétiques et thermoluminescentes, ainsi que les études paléo-environnementales (anthracologie, archéobotanique, malacologie, palynologie).

 

Une nouvelle phase de recherches de terrain, prévue sur une période de cinq ans (2006-2010), est désormais consacrée à la recherche des habitats et des cimetières des groupes de sauniers celtiques et gaulois de la vallée de la Seille.

 

 

Les prospections géophysiques héliportées

 

Une prospection géophysique héliportée a été réalisée à l’échelle de l’ensemble du secteur de la vallée supérieure de la Seille, ainsi que de son affluent le Nard, sur une surface atteignant près de 70 kilomètres carrés. Réalisée en partenariat avec le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) et confiée au Service fédéral de reconnaissance géologique et géophysique d’Allemagne de Hambourg (BGR), cette prospection préliminaire a fait appel principalement à des méthodes de reconnaissance magnétique et électromagnétique à diverses fréquences. Les reconnaissances ont fourni une très riche masse de données. Du point de vue géologique, elles ont notamment permis de mettre en évidence l’extension des zones de sédiments gorgés de remontées salines, ainsi que d’en restituer un modèle stratigraphique en 3D. Du point de vue archéologique, la prospection héliportée a fait apparaître les zones d’accumulations majeures de rejets de briquetage, montrant qu’il n’en existait pas d’autres dans la vallée de la Seille, en dehors de celles de Vic-sur-Seille, de Marsal et surtout de Moyenvic. Dans le détail, de très nombreuses anomalies magnétiques secondaires ont été détectées dans toute la plaine alluviale de la Seille : plusieurs d’entre elles se sont révélées appartenir à des zones d’ateliers de briquetage jusqu’alors inconnues.

 

 

Les prospections géomagnétiques au sol :

 

Un programme de prospections géomagnétiques systématiques, réalisées au sol, a été été confiée au groupe Posselt & Zickgraf Prospektionen (Marburg, Allemagne). Le vaste secteur d’atelier de briquetage du « Fort d’Orléans » et du « Pransieu » à Marsal a été reconnu en premier : les reconnaissances géomagnétiques ont révélé l’existence de centaines d’agglomérations de fourneaux à sel, qui s’organisent en rangées pouvant dépasser une centaine de mètres de longueur. Quatre zones principales d’ateliers s’étendant sur une longueur de plus de 1300 m ont été identifiées. Par la suite, ont été reconnus les complexes d’atelier du « Châtry » à Vic-sur-Seille, de « Saint-Pient » à Moyenvic et enfin de « Burthecourt » à Salonnes. Ces travaux ont donné l’occasion de faire apparaître une vaste zone d’atelier, jusqu’ici inconnue, qui s’étend sur plus de 400 m de longueur à l’ouest du site du « Châtry » à Vic-sur-Seille.

 

 

Les prospections géoélectriques :

 

Un programme de mesures géoélectriques en tomographie 2D a été confiée àr l’université de Cottbus (Allemagne). Les recherches ont permis de restituer des profils de résistivité électriques à travers la plaine alluviale de la Seille et d’observer les modifications des propriétés physiques du sous-sol jusqu’à une profondeur de près de 40 m. Ces travaux ont permis de montrer que l’eau salée, qui provient de la dissolution d’un banc de sel gemme situé à moins de 100 m de profondeur, parvient en surface en empruntant des failles géologiques.

 

 

Les fouilles : des interventions d’une précision chirurgicale :

 

Le recours aux prospections géophysiques systématiques a bouleversé les modes traditionnels de conduite des fouilles. Plutôt que de grands décapages traumatisants pour le terrain et les cultures, nous avons opté pour des sondages ciblés sur des types d’anomalies géophysiques dont nous cherchions à déterminer la nature archéologique. Une première série de sondages d’évaluation des anomalies magnétiques détectées dans le secteur d’ateliers de Marsal « Pransieu » a confirmé que celles-ci appartenaient bien à fourneaux à sel protohistoriques, le plus souvent groupés en batteries de 6 à 8 m de long. De premières indications chronologiques étaient obtenues à cette occasion et indiquaient une datation de ces fourneaux à saumure à la phase ancienne du premier âge du Fer (VIIe-VIe s. av. J.-C.).

 

A Salonnes « Burthecourt », les sondages de validation des anomalies géophysiques ont révélé de nouveaux types de fourneaux à sel et ont permis d’établir la datation globale du site, qui fonctionne principalement durant le VIe s. av. J.-C.). On notera également que, pour la première fois, des vestiges d’habitat contemporain de l’exploitation du sel ont été mis en évidence dans un secteur jouxtant immédiatement l’atelier de sauniers. Trois fosses silos ont été fouillées à l’intérieur d’une zone d’anomalies correspondant manifestement à des structures d’habitat et ont livré un important matériel domestique datable des VIIe-VIe s. av. J.-C.

 

 

Les études paléo-environnementales :

 

Un programme de recherches vise à reconstituer l’évolution du milieu naturel de la vallée supérieure de la Seille. Ces travaux ont été au groupe ArchaeoScape, qui regroupe une équipe pluridisciplinaire de chercheurs spécialisés en recherches paléo-environnementales au sein du département de Géographie de l’université de Londres (Royal Holloway, Grande-Bretagne). Une première campagne de carottages a permis d’élaborer le cadre stratigraphique général des épisodes d’érosion et de comblement de la vallée supérieure de la Seille, qui s’articule en quatre phases principales d’épisodes d’érosion et de déposition alluviale. Un carottage effectué à travers les niveaux d’alluvionnement tourbeux du site de Salonnes « Sous les Vignes » a fourni par ailleurs une séquence palynologique de l’évolution du milieu depuis les environs de la fin du IIème Millénaire avant notre ère jusqu’au début de la période moderne, qui souligne l’importance des épisodes de déboisements au cours des âges des métaux.

 

Les recherches soulignent l’existence d’un important contraste dépositionnel opposant les formations alluviales antérieures au développement du briquetage de la Seille et celles qui viennent les recouvrir parfois sur plusieurs mètres d’épaisseur. La partie inférieure de la séquence de la vallée supérieure de la Seille est caractérisée en effet par des dépôts d’alluvions sableuses et graveleuses, qui témoignent de l’activité d’un système hydrogéologique à circulation relativement fluide ; tandis que la partie supérieure, identifiée par des dépositions limoneuses à argileuses bleuâtres, est manifestement produite dans un contexte environnemental évoquant les conditions d’un milieu lacustre. La puissante totale du comblement alluvial, déterminée à l’occasion de trois forages réalisés à Marsal par le Bureau de recherche Géologique et Minière (BRGM), peut atteindre par endroits plus d’une dizaine de mètres.

 

Un transect stratigraphique du comblement alluvial de la Seille, établi à hauteur du vaste secteur d’ateliers de briquetage de Marsal « Pransieu », a permis de montrer que les ateliers de sauniers du premier âge du Fer étaient établis sur une première terrasse enterrée de la vallée, située vers 2,50 m sous le niveau de la surface du sol actuel. Le schéma d’évolution vers lequel convergent les informations obtenues est celui d’un fort impact sur le milieu de l’activité d’extraction intensive du sel : les déboisements intensifs pour l’alimentation en combustible des installations de sauniers, conjugué au rejet de volumes importants de déchets de production, conduiraient d’une part à alimenter le comblement de la plaine alluviale par des apports massifs de sédiments et à ralentir d’autre part l’évacuation des apports par la rivière.

 

 

 

Analyses de laboratoire

 

 

 

Un programme expérimental de datations archéomagnétiques :

 

Le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) a retenu le Briquetage de la Seille comme un site pilote permettant d’établir, dans le cadre d’une coopération scientifique avec l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), la courbe de référence archéomagnétique du Ier Millénaire avant notre ère. Des séries de prélèvements effectués dans les fourneaux à sel des secteurs du « Pransieu » et du « Fort d’Orléans » à Marsal ont permis d’obtenir une première série de datations absolues échelonnées du IXe au Ve s. av. J.-C.

 

 

Les recherches archéobotaniques et archéozoologiques :

 

Les restes végétaux fossiles, ainsi que les fragments osseux animaux découverts en fouille, font l’objet d’un programme d’études archéobotaniques et archéozoologiques réalisées par divers laboratoires français et étrangers. Ces recherches révèlent que les rejets de déchets de briquetage sont associés à des restes végétaux indiquant la culture de l’orge et du blé, ainsi que la cueillette des fruits sauvages, comme celle des noisettes et des prunelles. On remarque également la cueillette des fraises, et la culture du millet commun ainsi que celle de l’amidonnier. L’analyse des empreintes des revêtements végétaux des éléments de briquetage montre que ces derniers étaient produits en grande partie à partir de déchets de traitement de récoltes de céréales, incluant l’orge vêtue, le blé et l’épeautre. L’étude des ossements animaux rejetés dans les accumulations de briquetage met en évidence l’élevage d’animaux de boucherie, comme le bœuf, le cochon et le mouton.

 

 

Les recherches géochimiques :

 

Une série d’analyse des terres cuites employées pour la fabrications des fourneaux à saumure et des pièces de briquetage ont été réalisées au Centre de Géochimie de la Surface de Strasbourg (UMR 7517 du CNRS). Ces études ont permis d’établir que les fourneaux à saumure du secteur d’ateliers de Marsal « Pransieu » ont fonctionné en atmosphère réductrice à température très stable (supérieure à 600°) pendants des laps de temps assez long. Les recherches ont montré également que les pièces de briquetage et la céramique domestique abandonnée à l’emplacement des ateliers ont pour origine les mêmes terres, qui ont été extraites sur place.

 

 

Les recherches biochimiques et isotopiques :

 

Un programme d’analyse des concentrations en strontium fixé dans les ossements humains a été lancé avec l’Institut Max Planck de Leipzig (Allemagne) afin de déterminer si les individus de l’âge du Fer découverts enterrés dans la vallée supérieure de la Seille sont ou non d’origine locale. D’autres recherches isotopiques, entreprises sur les restes osseux animaux du Briquetage de la Seille sont réalisés au Département des Sciences archéologiques de l’université de Bradford (Grande-Bretagne). Elles ont pour objectif de déterminer la signature isotopique des animaux élevés dans la vallée de la Seille aux époques celtiques et gauloises, afin de contribuer à déterminer les régimes alimentaires des sauniers de l’âge du Fer.

 

 

Les recherches paléométallurgiques :

 

Un programme d’études paléométallurgiques est réalisé par le Laboratoire d’Archéologie des Métaux (LAM) du Musée du Fer de Nancy-Jarville (Meurthe-et-Moselle, UMR 5060 du CNRS) sur les vestiges témoignant du travail des métaux découverts avec les restes de briquetage. Dans l’atelier de Salonnes « Burthecourt », un creuset en terre cuite, ainsi que des scories de forge et des battitures, ont été étudiés. Ces vestiges d’activité métallurgique indiquent que les sauniers du VIe siècle av. J.-C. produisaient des petits objets en bronze ainsi que des objets finis en fer, manifestement à partir de matière première importée. Deux dépôts de lingots de fer datables de l’âge du Fer proviennent de la grande accumulation de briquetage de Marsal. Ils étaient constitués de pièces de type bipyramidal : le premier dépôt contenait un ensemble de huit lingots disposés côte à côte, tandis que le second regroupait une série de 19 pièces arrangées en quinconce sur deux rangées. Cette découverte confirme que du fer brut – peut-être échangé contre du sel ? – parvenait sur les sites de production du Briquetage de la Seille au cours de l’âge du Fer.

 

 

 

Bibliographie

 

 

 

Dans les revues scientifiques :

 

OLIVIER, L. (2001) - Nouvelles recherches sur le « Briquetage de la Seille » (Moselle), une exploitation proto-industrielle du sel à l’âge du Fer. Antiquités Nationales, 32 (2000), p. 143-171.

 

BOURGEOIS B., PERRIN J. et FEUGA B. (2004) – Cartographie 3D de l’interface eau douce/eau salée par méthode électromagnétique héliportée sur le bassin salifère de Lorraine. Revue française de Géotechnique, 106-107, p. 145-156.

 

OLIVIER L. (2004) – Le Briquetage de la Seille (Moselle) : premiers résultats d’un programme de reconnaissance archéologique d’un complexe d’ateliers du sel de l’âge du Fer en Lorraine. Antiquités nationales, 35 (2003), p. 236-247.

 

OLIVIER L. et KOVACIK K. (2006) – The Briquetage de la Seille (Lorraine, France) : Proto-industrial Salt Production in the European Iron Age. Antiquity, 80, 109, p. 558-566.

 

 

Dans les revues régionales :

 

OLIVIER L. (2003) – Nouvelles recherches sur l’exploitation du sel de la Haute Seille à l’âge du Fer. Le Pays lorrain, 84, p. 15-26.

 

 

Dans les magazines spécialisés :

 

OLIVIER L. (2004) – Nouvelles recherches sur l’Or blanc des Celtes. Archéologia, n° 413, juillet-août 2004, p. 34-44.

 

OLIVIER L. (2004) – L’Or blanc des Celtes de Lorraine. L’Histoire, n° 292, novembre 2004, p. 32-33.

 

OLIVIER L. (2004) – Les Gaulois ont développé une industrie du sel. La Recherche, n° 380, novembre 2004, p. 18-19.

 

DESLOUIS E. (2006) – La vallée de l’Or blanc. Sciences et Vie Junior, n° 201 (juin 2006) p. 78-81.

 

 

 

 

Annexe

Histoire des recherches

 

 

 

Les découvertes du XVIIème siècle :

 

C’est à la fin du XVIIème siècle que les travaux de fortification des places de Marsal et de Moyenvic révèlent la présence de gigantesques accumulations de fragments de terre cuite sur lesquelles sont assises les villes. L’ingénieur royal Royer Artézé de la Sauvagère leur donne pour la première fois le nom de « briquetage ». Le mystérieux « Briquetage de la Seille » est considéré alors comme l’œuvre des Romains.

 

 

Les fouilles allemandes de J.-B. Keune :

 

Durant la plus grande part du XIXème siècle, l’origine de ces amoncellements reste énigmatique, où elle est attribuée tantôt aux Francs aux « Celto-ligures », voire aux hommes de « l’âge du Renne ». Les fouilles de grande ampleur réalisées en 1901 par le nouveau conservateur allemand du Musée de Metz, J.-B. Keune, permettent pour la première fois d’attribuer le « Briquetage de la Seille » à une activité d’extraction du sel à partir de la saumure des sources salées. Ces premières recherches systématiques jouèrent un rôle pionnier dans le développement de l’archéologie préhistorique du sel en Europe au début du XXème siècle.

 

 

Les recherches de Jean-Paul Bertaux :

 

Le « Briquetage de la Seille » fait à nouveau l’objet de recherches isolées dans les années 1930, qui sont réalisées par Armand Demange, agriculteur à Marsal. Dans les années 1970, des campagnes de sondages systématiques sont entreprises sous la direction de Jean-Paul Bertaux, ingénieur au Service de l’Archéologie de Lorraine : elles permettent d’établir une première carte générale des accumulations de briquetage dans la vallée, ainsi qu’une première identification des types de moules à sel.

 

 

Le projet de recherches international du Briquetage de la Seille :

 

Depuis 2001, un nouveau programme de recherches international est consacré à l’archéologie du Briquetage de la Seille et à l’étude des relations hommes-milieux depuis la Préhistoire jusqu’à la période contemporaine. Ces nouvelles recherches, de caractère pluri-disciplinaires, font du Briquetage de la Seille un véritable laboratoire où, du terrain au laboratoire, sont mises en œuvre de nouvelles techniques et de nouvelles approches pour l’étude de l’impact à long terme des activités humaines sur l’environnement.

 

 

La fouille d’atelier de saunier celtique de Marsal « La Digue »

 

Une nouvelle phase de recherche débute en 2007. Elle a pour but l’étude de l’organisation d’un secteur d’atelier de sauniers celtiques et la reconstitution de la technique de production des pains de sel à l’âge du Fer. Une fouille en aire ouverte, débutée en 2006 à Marsal « La Digue », sera poursuivie les prochaines années. Les recherches donneront la possibilité d’observer une importante stratigraphie d’accumulations de déchets de production développée sur plus de 2 m d’épaisseur et d’en reconstituer la chronologie. Les fouilles devraient permettre également d’avancer dans la connaissance de la relation des structures de production avec les zones d’habitat, manifestement peu éloignées des installations de sauniers, ainsi qu’en témoigne la forte proportion de restes domestiques (céramiques, restes osseux animaux portant des traces de découpe de boucherie…) rejetés avec les déchets de briquetage.

Accès privé